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CONFIDENCES SUR L'OREILLER

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Sarah & Cédric, couple d’entrepreneurs et fondateurs de Sélène Provence

En couple et bientôt parents, Sarah et Cédric se sont lancés ensemble dans l’aventure entrepreneuriale en créant la plateforme de mode éthique Sélène Provence, pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin. Complémentaires dans leur vie professionnelle comme dans leur vie personnelle, ils nous partagent leurs conseils pour mener sereinement cette vie bien remplie de futurs parents entrepreneurs sous le soleil Aixois.

Pouvez-vous nous raconter votre histoire ?

Sarah : Je viens de Paris, j’ai étudié le marketing à Lille et j’ai vécu à l’étranger pendant mes études (Kazakhstan, Pologne…) avant de rejoindre Cédric à Berlin en 2016. On y est restés jusqu’à 2020, l’année de notre retour en France. En 2020, c’est également le moment où l’envie d’entreprendre s’est faite ressentir plus vivement – même si j’y pensais depuis plusieurs années déjà. Avec Cécile, l’une de mes meilleures amies, que j’avais rencontrée pendant nos études, on se décide à entreprendre dans la mode éthique et on lance Sélène Provence.

Cédric : Originaire de Paris également, je suis parti à Berlin dès mon diplôme en finance obtenu en 2015. J’y ai travaillé en optimisation et en logistique dans l’Energie pendant 5 ans. Puis, changement complet, je rentre en France avec Sarah pour lancer le marché français puis européen d’une start up anglaise dans la promotion de la Santé Mentale, de la Diversité et de l’Inclusion en entreprise. Enfin, en 2022, j’ai la chance de rejoindre l’équipe Sélène Provence en tant que directeur des Opérations.

Parlez-nous de Sélène Provence. D’où vient ce joli nom ?

Sélène Provence, c’est une boutique en ligne de mode éthique qui vise à promouvoir l’entrepreneuriat féminin. En effet, nous ne travaillons qu’avec des femmes entrepreneures, françaises, qui ont créé leur marque de vêtements ou accessoires éco-responsables. Aujourd’hui, elles sont un peu plus de 50 à nous faire confiance et nous avons plus de 700 produits sur notre site. Nous prônons une mode locale (produite en France ou en Europe), éco-responsable (les matières premières sont biologiques ou recyclées) et éthique (toutes les personnes ayant travaillé pour produire les collections l’ont fait dans des bonnes conditions). Nous proposons une sélection engagée bohème et mode : pour montrer qu’éthique peut rimer avec esthétique ! On a souvent de très bons retours sur la sélection de notre site.

Le nom Sélène vient de la déesse grecque de la Lune, que l’on imagine comme une femme forte et déterminée. Une figure symbolique, qui renvoie également aux cycles féminins. Sélène également pour « Sélection Engagée » car c’est ce que l’on propose sur notre site. Et enfin Provence, car c’est là où l’on vit : à Aix-en-Provence, on aimait l’idée de montrer que l’on peut aussi entreprendre sans être à Paris.

Vous êtes en couple dans la vie personnelle comme dans la vie professionnelle : avez-vous des personnalités différentes ?

Sarah : Des personnalités complémentaires plutôt ! Dans la vie professionnelle, je suis davantage la créative. J’ai également étudié le marketing donc je m’occupe de toute la partie communication, marketing et aussi des ressources humaines. A l’inverse, la partie administrative et comptable dont Cédric s’occupe : ça me plaît moins donc on s’équilibre bien. Et Cédric prend aussi davantage le temps d’aller au bout des choses, notamment pour le SEO, les publicités… Je peux avoir tendance à faire beaucoup de projets en même temps sans prendre le temps de me poser : Cédric, lui, fait enfin ce qu’on avait en tête depuis longtemps mais en s’y mettant vraiment.

Cédric est aussi plus entreprenant pour apprendre des nouvelles choses et tester de nouveaux projets : il a beaucoup appris en autodidacte en rejoignant Sélène, c’est impressionnant !

Et dans la vie personnelle : on s’équilibre aussi mais il y a une chose qui est primordiale et importante lorsque l’on entreprend à deux : une parfaite répartition des tâches ménagères, de la charge mentale, de la gestion de la vie quotidienne…

Vous êtes en couple dans la vie personnelle comme dans la vie professionnelle : avez-vous des personnalités différentes ?

SarahDes personnalités complémentaires plutôt ! Dans la vie professionnelle, je suis davantage la créative. J’ai également étudié le marketing donc je m’occupe de toute la partie communication, marketing et aussi des ressources humaines. A l’inverse, la partie administrative et comptable dont Cédric s’occupe : ça me plaît moins donc on s’équilibre bien. Et Cédric prend aussi davantage le temps d’aller au bout des choses, notamment pour le SEO, les publicités… Je peux avoir tendance à faire beaucoup de projets en même temps sans prendre le temps de me poser : Cédric, lui, fait enfin ce qu’on avait en tête depuis longtemps mais en s’y mettant vraiment.

Cédric est aussi plus entreprenant pour apprendre des nouvelles choses et tester de nouveaux projets : il a beaucoup appris en autodidacte en rejoignant Sélène, c’est impressionnant !

Et dans la vie personnelle : on s’équilibre aussi mais il y a une chose qui est primordiale et importante lorsque l’on entreprend à deux : une parfaite répartition des tâches ménagères, de la charge mentale, de la gestion de la vie quotidienne…

Comment arrivez-vous à conjuguer votre relation de couple et votre vie à 100 à l'heure d'entrepreneurs ?

Sarah : Il faut savoir qu’en plus de Sélène Provence je suis mentor pour des entrepreneur/es et investie dans une association Alumni pour promouvoir les femmes en entreprise : les journées sont donc très denses sur un plan professionnel. Heureusement, on a un parfait équilibre avec Cédric : on travaille tous les deux de la maison, l’un à côté de l’autre et on prend le temps de se raconter nos journées aux repas et sinon on coupe le week-end (enfin autant qu’il est possible de le faire en tant qu’entrepreneurs) et on ne parle alors pas de Sélène pour se concentrer sur nos activités personnelles. On a des vies bien remplies : on va devenir parents au mois d’août, on cherche à déménager, on voit beaucoup d’ami/es et nos familles le week-end… Et je pense qu’on a tous les deux, deux atouts : une faculté à « vite » déconnecter du boulot et une grande dose d’optimisme et de joie de vivre. L’entrepreneuriat a bien sûr des hauts et des bas mais on arrive facilement à passer à autre chose car pour nous : la famille et la vie personnelle sont plus importantes.

Cédric : Il y beaucoup de similitudes selon moi entre l’organisation requise dans le cadre professionnel et celle d’une vie de couple active. Ecoute, structure, complémentarité, prévoyance, etc.. et ça on le travaille depuis des années. Après l’organisation d’un mariage, monter sa boîte ne paraît pas si dur que ça ! Plus sérieusement, on arrive à faire la part des choses avec notre entreprise, en se consacrant aussi à tous les autres très beaux projets qui nous animent. Nos tâches professionnelles viennent remplir notre to-do list générale de couple, entre les cours de préparation à l’accouchement et nos activités de freelance.

Vous attendez un heureux événement, comment appréhendez-vous de devenir parents entrepreneurs ?

Sarah : Personnellement je n’appréhende pas du tout ! En tant que femme, je pense que j’aurais eu davantage de difficultés dans un cadre plus classique (CDI en entreprise) : peur de l’annonce à mes responsables, peur de « retourner » au travail et que tout ait changé en mon absence, peur de ne pas pouvoir avoir un cadre flexible au retour au travail avec un bébé (aller le chercher plus tôt, l’emmener chez le pédiatre…). L’entrepreneuriat n’est pas simple mais a cet énorme avantage de nous laisser libres et flexibles de notre emploi du temps : Sélène Provence ne fermera pas car on a pu automatiser beaucoup de choses, on va anticiper certains projets et Héloïse, notre alternante, sera à nos côtés jusqu’au mois de septembre.

Forcément, le rythme sera plus lent jusqu’à Noël mais c’est pour la meilleure raison du monde et je n’aurais pas pu rêver mieux pour accueillir un enfant : me dire qu’il passera toujours avant, que je pourrais me libérer facilement pour m’en occuper, que je prendrai le temps pour lui (ou pour elle car on ne connaît pas le sexe, on attend la naissance !). On a aussi fait le choix de ne pas l’inscrire à la crèche le lundi matin et le vendredi après-midi pour avoir des week-ends plus longs, en famille, au moins la première année.

Cédric : On se sent prêts et ravis. Nous nous sommes préparés depuis notre retour d’Allemagne à ce grand moment. Je pourrais prendre le relai sur la plupart des sujets quand Sarah sera fatiguée avec le bébé, nous aurons la chance d’être très flexibles. Concernant Sélène Provence, nous mettons le maximum de choses en place maintenant, en ayant en tête de les automatiser rapidement avant l’été.

Pouvez-vous nous partager votre routine du soir pour vous endormir paisiblement ?

Sarah : J’ai beaucoup de chance : je dors très bien ! J’ai une routine classique : je m’applique des crèmes (notamment de grossesse en ce moment), j’enfile un pyjama dans lequel je me sens bien et – ce n’est pas très bien – je regarde un peu Instagram avant d’éteindre. Pour les crèmes, je suis fan des marques Daylily et Joone pendant la grossesse (les odeurs sont top et les compo super clean !), sinon je suis une inconditionnelle de la crème au lait de chèvre de Soin Amalthée que l'on propose sur Sélène Provence : l'odeur est incroyable et la texture super douce sans être collante. On se couche en même temps avec Cédric et c’est chouette d’avoir le même rythme

Cédric : Nous essayons de manger assez tôt et sainement. C’est difficile de réduire le temps d’écran mais nous lisons un peu avant de dormir, et irons sûrement marcher un peu le soir avec l’arrivée des beaux jours. J’ai découvert des méthodes de respiration pour faciliter la venue du sommeil si parfois j’ai du mal. Je vous conseille le “4/7/8” : on prend une inspiration en comptant jusqu'à 4, on bloque ensuite durant 7 secondes, on expire en comptant jusqu'à 8, avec la bouche ouverte comme si on voulait souffler une bougie. On répète pendant 5 minutes pour s'endormir. C’est bluffant !

Parlez-nous de vous, être entrepreneur peut causer du stress, quels sont vos rituels pour garder votre calme et votre sérénité ?

Sarah : Faire quelque chose que j’aime ou qui m’apaise : aller me balader, prendre un goûter, déconnecter un peu sans parler de travail avec Cédric… Finalement, j’ai (encore une fois) de la chance car même si Sélène Provence a des hauts et des bas et qu’il est difficile de se faire connaître dans ce secteur concurrentiel, j’arrive à voir le positif partout et à ne pas être trop stressée.

Cédric : Aller courir ! D’autant plus au vert dans les environs d’Aix-en-Provence. C’est très apaisant (stress ou pas d’ailleurs !). De manière générale, nous sommes assez peu stressé/es. Avoir presque 10 ans d’expérience pro nous permet de relativiser et de mesurer la chance que l’on a de travailler ensemble pour un projet à impact positif comme Sélène Provence. La pression de résultats est forte, mais nous la choisissons. Contrairement à une pression organisationnelle qu’on a pu connaître dans d’autres structures.


Un conseil pour s'endormir rapidement en cas de stress ?

Sarah : Cela peut m’arriver de mettre un peu plus de temps à m’endormir ou me réveiller et avoir du mal à me rendormir car quelque chose me tracasse (ça reste rare !). Dans ce cas, je pense directement à quelque chose de plus heureux : un voyage à venir, mon prochain week-end, notre bébé pour cet été… Le stress disparaît et rapidement, je me rendors. Je sais qu’il y a des choses que l’on ne contrôle pas et ne pas être sujette à l’anxiété est une chance que je savoure.

Cédric : Faire un peu de relaxation avec l’application Petit Bambou ou des exercices de respiration consciente ou yogique. Et ça n’a rien à voir, mais penser à notre futur bébé m’aide beaucoup à me détendre, et me refaire des scènes de matchs de foot !

Parlez-nous de vous, être entrepreneur peut causer du stress, quels sont vos rituels pour garder votre calme et votre sérénité ?

Sarah : Faire quelque chose que j’aime ou qui m’apaise : aller me balader, prendre un goûter, déconnecter un peu sans parler de travail avec Cédric… Finalement, j’ai (encore une fois) de la chance car même si Sélène Provence a des hauts et des bas et qu’il est difficile de se faire connaître dans ce secteur concurrentiel, j’arrive à voir le positif partout et à ne pas être trop stressée.

Cédric : Aller courir ! D’autant plus au vert dans les environs d’Aix-en-Provence. C’est très apaisant (stress ou pas d’ailleurs !). De manière générale, nous sommes assez peu stressé/es. Avoir presque 10 ans d’expérience pro nous permet de relativiser et de mesurer la chance que l’on a de travailler ensemble pour un projet à impact positif comme Sélène Provence. La pression de résultats est forte, mais nous la choisissons. Contrairement à une pression organisationnelle qu’on a pu connaître dans d’autres structures.


Un conseil pour s'endormir rapidement en cas de stress ?

Sarah : Cela peut m’arriver de mettre un peu plus de temps à m’endormir ou me réveiller et avoir du mal à me rendormir car quelque chose me tracasse (ça reste rare !). Dans ce cas, je pense directement à quelque chose de plus heureux : un voyage à venir, mon prochain week-end, notre bébé pour cet été… Le stress disparaît et rapidement, je me rendors. Je sais qu’il y a des choses que l’on ne contrôle pas et ne pas être sujette à l’anxiété est une chance que je savoure.

Cédric : Faire un peu de relaxation avec l’application Petit Bambou ou des exercices de respiration consciente ou yogique. Et ça n’a rien à voir, mais penser à notre futur bébé m’aide beaucoup à me détendre, et me refaire des scènes de matchs de foot !

Quels conseils donneriez-vous à d'autres entrepreneur.e.s pour gérer au quotidien ?

Sarah : Alors pour le coup, quelque chose que j’ai encore du mal à faire : se dire que notre entreprise, ça n’est pas nous. Contrairement à un emploi classique (CDD, CDI…) dans une entreprise, la frontière est très mince dans l’entrepreneuriat et en prenant les choses à cœur (comme je peux le faire), on peut vite se dire que c’est notre faute si l’entreprise ne marche pas ou pas assez bien. Alors que non : il y a plein d’autres facteurs ! Mauvais timing, beaucoup de concurrence, besoin de plus d’investissements… Tant qu’on fait de son mieux et avec son cœur, il ne faut pas culpabiliser et se « rendre malade ».

Pour moi, le plus simple est de se dire que l’entreprise, ça n’est pas nous. Ou en tout cas, pas que nous. Et à l’inverse, qu’on ne se définit pas non plus qu’en tant qu’entrepreneur/e. On est aussi un/e ami/e, un conjoint, un frère ou une sœur… Il faut réussir à déconnecter après la journée pour avoir une vie « normale ».

Au début (et encore un peu maintenant), je travaillais vraiment beaucoup et je pense qu’il est aussi important de garder des horaires « classiques » de travail (quitte à faire des assez grosses journées), en déconnectant le soir et le week-end. Sur le long terme, ça m’aide personnellement à tenir.

Cédric : S’entourer ! Famille, amis et s’inscrire à des réseaux (d’entrepreneur/es, sportifs, associatifs, …). Nous sommes nombreux/ses à vivre les mêmes choses, il est essentiel d’échanger et de ne pas se sentir isolé/e. Et beaucoup beaucoup de patience. Le temps de l’entreprise et du marché est très différent du nôtre. C’est très difficile d’imaginer des résultats en année quand on travaille 10h par jour pour certains. Cela peut générer une grosse frustration, ce qui a été mon cas.

De plus, c’est important de réfléchir à la manière dont on mesure son succès. Apprendre constamment, rencontrer des gens, faire parler de sa marque… sont tout autant de victoires que la croissance du chiffre d’affaires. Il faut apprendre à se satisfaire de tout ça.


Comment arrivez-vous à être toujours motivés le matin ?

Sarah : Être bien entourée et faire un projet qui nous tient à cœur ! Je me lève heureuse car j’entreprends avec mon mari que j’aime, j’ai des proches attentionnés, on va avoir un bébé, la vie dans le sud est douce et ensoleillée… Avec un bon petit déjeuner pour commencer la journée, que demander de plus ? Je pense qu’être épanouie dans ma vie personnelle m’aide aussi à être motivée pour ma vie professionnelle.

Cédric : Le soleil aixois aide bien ! Nous avons tellement de beaux projets, chaque jour qui passe nous rapproche de plein de belles choses et c’est très excitant.


Que peut-on vous souhaiter pour l’avenir et pour Selene Provence ?

SarahLa plus grande difficulté est la même depuis notre lancement : nous faire connaître ! Sachant que l’on fait les choses à notre échelle, sans trop investir financièrement, donc la majorité de notre développement est organique. On sait que cela prendra du temps mais chaque personne qui nous découvre, qui s’intéresse à notre projet, qui nous écrit… c’est une petite victoire !

Plus concrètement, pouvoir en vivre d’ici – allez – 2 ans ?

Cédric : Nous développer sainement, étape par étape, en espérant pour en vivre d’ici quelques temps. Ce serait top d’être suffisamment gros pour recruter du monde, pouvoir leur transmettre plein des choses et apprendre d’eux.

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